Mercredi dernier, nous avons entamé la saison du baguage des poussins d'hirondelles de fenêtre à Wezembeek-Oppem.
Quelques chiffres :
33 nids artificiels ont été contrôlés (BanEik et Verkesmet)
30 étaient occupés.
Taux d'occupation = 91%
9 ne contenaient que des oeufs (incubation)
11 contenaient des jeunes trop petits pour être bagués
10 hébergeaient des grands jeunes (dont 4 nichées presque mûres pour l'envol!)
9 nichées ont pu être baguées (car un nid n'est pas ouvrant)
31 pulli ont été bagués
1 nichée de 2
2 nichée de 3
1 nichée de 4
4 nichées de 5
La situation des hirondelles de fenêtre
est très contrastée à Wezembeek-Oppem cette année. Les premières sont revenues vers le 10
avril, ce qui est conforme à la moyenne des ces dernières années. Deux colonies sur les trois (Baneik et
Verkesmet) ont été réoccupées par vagues successives mi-avril, début mai et
puis début juin. Le nombre d’hirondelles y semblent d’ailleurs en augmentation
et de nouveaux nids sont occupés. Ce qui est réjouissant.
Mais la colonie principale, la colonie «
historique », située dans le centre (avenue Plaine des Sport, avenue de la
Violette, Rue J Dekeyzer) semble avoir été complètement désertée par les
hirondelles. Je parcours ce quartier 2 à 3 soirs par semaine pour détecter les
nids occupés. Et jusqu’à la fin mai, c’était le désert complet ! Rien,
absolument rien ! Pas un cri, pas l’ombre d’une hirondelle… En consultant mes notes, je remarque que
le nombre de nids occupés dans ce quartier avait déjà légèrement diminué entre
2013 et 2014. Comme les hirondelles ont plutôt tendance à augmenter dans les 2
autres colonies, on peut imaginer qu’il s’agit simplement d’un glissement ou
plutôt d’une concentration. Mais cela ne fait pas le bonheur des
habitants du quartier déserté qui me réclament chaque jour « leurs
»hirondelles. Si cela se passait aux Etats-Unis, je serais déjà probablement
poursuivi en justice et condamné à payer de lourds dommages et intérêts.
Heureusement, depuis début juin, quelques
hirondelles « de la 3ème vague » ont eu la bonne idée de
s’installer dans le centre. Au moins 3 nids y sont occupés depuis la semaine
dernière. Et hier soir, une dizaine d’hirondelles visitaient des nids en plein
cœur du quartier jusque là délaissé. Ouf ! Je vais peut-être échapper à la
chaise électrique J
Début 2008, j'ai placé 3 nichoirs à martinets noirs sur la façade de ma maison.
Dès cette année, j'ai commencé à diffuser des cris et chants de martinets pour
tenter de les attirer.
Et assez rapidement, ils se sont approchés en frôlant les nids. Mon espoir
était grand de la voir rapidement adopter un nichoir mais hélas aucun n'est
jamais rentré.
J'ai relancé la musique en 2009, puis en 2010, 2011, 2012 et 2013... Sans plus
de succès que quelques martinets qui se contentaient de passer plus ou moins
près des nichoirs.
Mais jamais (enfin à ma connaissance car je ne passe pas mes journées entières
à observer ces trois boîtes) aucun n'a daigné rentrer pour visiter.
Ma surprise a donc été grande quand fin juin 2014, j'ai observé pour la toute
première fois un martinet qui s'engouffrait sans hésiter dans un des nichoirs
puis dans celui situé juste à côté. La première semaine de juillet j'étais à
l'étranger mais quand je suis revenu vers le 8 ou le 9 j'ai encore eu le plaisir
d'en voir un qui rentrait dans le nichoir. Et puis plus rien.
D'après les diplômés en « martinetologie », c'était néanmoins le
signal tant attendu.
Durant presque 10 mois, je me suis demandé si ce brave martinet aurait la bonne
idée de survivre et de revenir chez moi...
Depuis la fin avril, je guette le ciel. Rien.
Début mai, toujours rien... Les jours passent et les martinets qui passent très
haut ne semblent porter aucun intérêt à mes nichoirs.
Vers le 10 mai, pour la première fois, j'en observe un qui semble cercler
devant la maison comme si c'était son territoire.
Enfin, dimanche (17 mai) enfin, en ouvrant la porte de la maison, j'entends un
puissant cri de martinet et j'ai juste eu le temps de lever la tête pour le
voir entrer dans un des nichoirs. La deuxième bonne nouvelle c'est qu'il n’est
pas seul car depuis lors j'en ai plusieurs fois vu deux qui rentraient l'un
derrière l'autre.
La question est donc de savoir s'ils vont nicher ou pas cette année ?
Après de longs mois d'attente, les premières hirondelles de fenêtre sont enfin de retour à la maison !
Elles semblent être arrivées, hier lundi 13 avril en fin d'après-midi.
Sans hésiter, elles sont allées immédiatement visiter tous les nids.
Quel bonheur d'entendre enfin à nouveau leurs petits cris joyeux.
Mais ces quelques hirondelles ne constituent que l'avant-garde. Le gros des troupes reviendra probablement comme chaque année vers la mi-mai. Et les retardataires arriveront tout à leur aise seulement en juin.
Hier soir, jeudi 27 juin, nous avons effectué le contrôle d'une bonne partie des nids artificiels que nous gérons à Wezembeek-Oppem.
Contre toute attente, la saison s'annonce EXCELLENTE !
Nous n'avons pu baguer que quelques nichées car la plupart des poussins étaient encore trop petits (sans compter les nids encore en pleine incubation) mais le nombre de nids occupés va de nouveau battre tous les records : un minimum de 50 nids sont déjà occupés (occupé = avec jeunes ou oeufs)contre 42 comptabilisés l'an passé en fin de saison.
Et ce chiffre devrait encore grimper sensiblement car il me semble que plusieurs couples n'ont pas encore commencé à pondre (nids frais sans oeufs + parades).
C'est, pour la population d'hirondelles de fenêtre de notre commune, une septième année d'augmentation consécutive ! On est loin des 6 nids de 2005 et 2006 !
Je constate néanmoins un glissment important entre les deux quartiers peuplés d'hirondelles : la population d'HDF du centre baisse moyennement (avec même abandon complet - et inexpliqué ! - de tous les nids de l'avenue de la Violette) alors que la population du BanEik et alentours explose littéralement ! Celle-ci passe en un an de 12 à 24 (rue du BanEik, rue de la Nigelle, rue de la Petite Cigüe et même un nouveau nid naturel rue de la Limite). Pour rappel, il n'y avait plus qu'un seul couple au BanEik en 2008 !
Autre bonne nouvelle : aucun échec de nichée n'a été constaté : malgré le mauvais temps : pas un seul poussin mort au nid !
Nos hirondelles de fenêtre se sont adaptées à la météo exécrable du printemps, en retardant leur nidification. Pas stupides nos bêbêtes !
Pinson du nord mâle : un visiteur venu de Sibérie ?
En avril dernier, nous vous annoncions le lancement d’un nouveau grand projet : « Aider les oiseaux des champs ». Il s’agissait de demander à un fermier local d’ensemencer une parcelle de terrain pour en laisser la récolte sur place afin de nourrir les oiseaux des champs en hiver.
Vous avez été immédiatement très nombreux à nous témoigner votre soutien, tant moral que financier.
Grâce à vous que ce projet a donc pu démarrer immédiatement.
Fin mai deux parcelles de champ, situées le long du chemin du Moulin à Vent (Windmolenweg, chemin creux derrière le Delhaize), totalisant 75 ares, ont été ensemencées d’un mélange de céréales d’été, de sarrasin, de choux moellier , de tournesol et de millet.
C’était hélas un peu tard pour les céréales d’été dont le rendement a été médiocre. Par contre le sarrasin (le fameux blé noir) a poussé avec une vigueur extraordinaire et a produit énormément de graines. Le Tournesol a également bien donné et le chou s’est surtout développé à partir de la fin de l’été. Pour le fun (et l’esthétique) nous avions aussi semé des coquelicots, bleuets, nielles des blés et chrysanthèmes des moissons…
Fin août, le champ était magnifique : parmi les millions de fleurs blanches du sarrasin, se dressaient de majestueux tournesols et partout autour ce n’étaient que des petites taches rouges, jaunes et bleues de fleurs des champs ! Plusieurs d’entre vous sont venus l’admirer au cours d’une petite visite guidée.
Mais les oiseaux, principales cibles de ce projet, seraient-ils sensibles au menu que nous leur proposions ?
Dès le début septembre, les tournesols furent découverts par des mésanges et des verdiers. Mi-octobre, quelques pinsons commencèrent à s’intéresser aux graines de sarrasin.
Depuis quelques semaines, ces pionniers ont été rejoints par des centaines d’autres. Ce sont actuellement plus de 3 à 400 pinsons des arbres, pinsons du Nord, verdiers, mésanges et moineaux friquets qui fréquentent en permanence cette parcelle. C’est vraiment impressionnant de voir leurs grandes volées passer sans arrêt du champ (où ils se nourrissent) aux grands arbres (où ils se reposent). Autant d’oiseaux à cet endroit, c’est du jamais vu !
Les bruants jaunes ne sont pas encore au rendez-vous, mais nous avons bon espoir de les voir arriver plus tard cet hiver.
Et seul l’avenir nous dira si notre champ offrira suffisamment de nourriture à tous ces oiseaux durant le reste de l’hiver...En tout cas, pour un coup d’essai, c’est une superbe réussite. Nous prévoyons donc déjà de remettre le couvert l’an prochain !
Encore mille merci de votre aide et de votre soutien.
Moineaux friquets : des oiseaux devenus peu communs
Le rescencement des hirondelles de fenêtre au Lycée Mater Dei (Woluwe-Saint-Pierre - est de Bruxelles) indique une nouvelle progression de cette colonie. Cette année, ce sont 30 nids qui sont occupés. Parmi eux, un seul nid naturel malgré d'opiniâtres tentatives de la part de nos copines de bâtir ou rafistoler de vieux nids. 29 des 32 nids artificiels disponibles sont donc désormais occupés. Pour rappel, cette colonie était moribonde avant la pose de nids artificiels par nos soins en 2007 (de 0 à 2 couples entre 2003 et 2006).
Depuis lors l'évolution est spectaculaire : 2007 : 6 2008 : 7 2009 : 11 2010 : 22 2011 : 27 2012 : 30
Il est donc grand temps d'élargir l'offre locative. Les démarches entreprises l'an dernier afin d'obtenir l'autorisation de placer de nouveaux nids ont enfin abouti. Une vingtaine de nids supplémentaires seront placés avant le printemps prochain. Nous avons également obtenu l'autorisation d'installer une batterie de nichoirs à martinets sous la corniche d'un autre bâtiment. Il faut souligner le remarquable attachement du personnel de cette école aux hirondelles. Malgré des fenêtre maculées de fientes et rebords de fenêtre pas vraiment nets ;-) ... tant la concierge, que l'équipe d'entretien sont intarrissables d'éloges à propos de leurs hirondelles. Ils en sont tous fous !
La tentative d'étendre la colonie à des maisons de particuliers dans le voisinage commence à donner quelques résultats encourageants : 1 nid artificiel est occupé avenue Crockaert et 1 avenue Van der Meerschen. Un autre nid (Clos du Manoir) a été visité mais sans nidification à ce jour.
Les oiseaux, voilà l’une de mes plus grandes passions. Ces dernières années, je m'intéresse plus particulièrement aux hirondelles. Les observer, c'est bien. Les aider à subsister c'est encore mieux. Les hirondelles sont des oiseaux encore relativement communs mais pourtant en nette diminution. Mon objectif : tester, mettre en pratique et partager des astuces pour les protéger. Voilà le thème de ce bLLog...même si je me permettrai parfois de mentionner d'autres petites bêtes avec … deux ailes.