Cela fait des années qu’on en parle…
Le projet est enfin sur les rails : cet été, 24 hirondelles de fenêtre bruxelloises vont être équipées de géolocalisateurs. Objectif : percer le mystère de leur zone d’hivernage.
En effet, si les stratégies de migration et les zones d’hivernage des hirondelles rustiques et des martinets sont relativement bien connues, celles des hirondelles de fenêtre sont lacunaires voire quasi inexistantes.
Quelques détails techniques :
- Le géolocalisateur pèse 0,6 gramme - soit +/- 3 % du poids d’une hirondelle de fenêtre (ce qui est acceptable selon la littérature). Son autonomie de fonctionnement est de 15 à 18 mois (néanmoins, les données enregistrées restent récupérables et donc utilisables après ce délai).
- Le système de géolocalisation est basé sur l’enregistrement du lever et du coucher du soleil qui donne en corrélation avec la date et après traitement, la latitude et la longitude… (c’est un peu plus compliqué que cela en fait mais bon… restons simple)
- La lecture des données nécessite la recapture, l’été suivant, de l’oiseau équipé, ensuite le traitement des données par ordinateur et enfin une interprétation rigoureuse.
- La précision de la géolocalisation varie de 50 à 150 km. Ce qui peut paraître faible mais est en réalité bien suffisant pour retracer les mouvements d’un oiseau à l’échelle d’un continent tel que l’Afrique. J’ai vu hier une carte d’Afrique avec le suivi hivernal d’un martinet belge et c’était assez impressionnant !
- C’est la colonie de Watermael-Boitsfort, probablement une des mieux étudiées de Belgique, qui a été choisie pour servir de cadre à cette étude.
Cet ambitieux programme de recherche est conduit par le Centre Belge du Baguage (Didier Vangeluwe - Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique) avec l’aide de Lyndon Kearsley (qui mène depuis plusieurs années, avec succès, le même travail sur les martinets noirs) et quelques membres bruxellois du GTH (Mario, Alexis, … et votre serviteur).
Je ne manquereai pas de vous informer régulièrement de l’état d’avancement de cet ambitieux programme.
Charlie
PS : les explications ci-dessous ne sont qu’une présentation simpliste et « grand public » du programme et ne constituent en aucun cas un protocole scientifique ;-) - j'assume personnellement les approximations et éventuelles erreurs de formulation ...
jeudi 31 mai 2012
samedi 28 avril 2012
Des hirondelles sont des retour sur la tour de l'école La Fermette
A la maison, deux hirondelles de fenêtre sont déjà présentes depuis le samedi 14 avril. Elles ont été rejointes par quelques autres la semaine dernière. Mais ce matin, elles étaient encore plus nombreuses : une petite dizaine virevoltaient au-dessus de la maison.
Je suis donc aller voir ce qu'il en était aux abords de la tour de l'école La Fermette. Et je n'ai pas été déçu : 3 ou 4 hirondelles y étaient bien présentes, très occupées à visiter les différents nids...
Un mâle, caché au fond d'un nid, entonnait déjà son doux babil amoureux...
L'an dernier, nous avions dû diffuser des chants pour les attirer.Cette année, elles sont revenues sans même qu'on ait dû commencer à faire tourner le CD !
jeudi 26 avril 2012
Aider les oiseaux des champs
La commune de Wezembeek-Oppem a la chance d’encore compter sur son territoire deux espaces agricoles assez importants.
Si vous allez vous y balader parfois, vous aurez certainement été surpris par le faible nombre d’oiseaux que l’on y croise. Où sont passées les alouettes, les linottes, les perdrix et les bruants autrefois si communs ? La réponse est hélas très simple : l’agriculture intensive moderne les a chassés en les privant de gîte et de nourriture :
- Les insecticides tuent sans distinction les insectes qui servent à nourrir les oisillons.
- Les herbicides éliminent toutes les plantes qui produisent de petites graines, nourriture des oiseaux en hiver
- Et les techniques modernes de récolte ne laissent pas le moindre grain pour les oiseaux après la récolte …
Cette situation ne concerne pas que notre commune. La plupart des zones agricoles de Belgique se sont transformées en désert écologique. Dans notre pays, les oiseaux les plus menacés sont ceux des champs.
Pour tenter de remédier à cette triste situation, l’association Le Verger a proposé à la section locale de Natuurpunt de s’unir pour mettre sur pied un ambitieux programme « agro-environnemental ».
A l’exemple de ce qui se fait déjà dans plusieurs coins de Hesbaye, nous allons ensemencer un champ avec un mélange de céréales et autres plantes utiles aux oiseaux. Le fruit de cette culture ne sera pas récolté. Plantes et graines seront laissées sur pied tout l’hiver afin de nourrir les oiseaux.
Un suivi ornithologique minutieux sera effectué durant tout l’automne et l’hiver afin de mesurer la pertinence et l’efficacité de ces mesures.
Après de nombreuses tractations et négociations, un accord a été trouvé avec un agriculteur. Celui-ci nous loue un champ d’une superficie de 75 ares, le long du chemin du Moulin à Vent. Ce champ sera ensemencé la semaine prochaine avec un mélange de froment d’été, de sarrasin de tournesol et de millet.
Mais une telle opération n’est pas gratuite : il en coûte près de 15 € par are de champs offerts aux oiseaux. Le Verger s’est engagé à prendre en charge une bonne partie de ces dépenses. Il nous faut donc réunir cette somme importante. Si vous désirez soutenir notre action et si vous en avez les moyens, nous vous proposons de sponsoriser un are (ou plusieurs) de champs pour les oiseaux.
Pour cela, il vous suffit de verser 15 € (par are sponsorisé) sur le compte en banque de l’association « Le Verger » : 088-2349575-36 ( IBAN : BE46 0882 3495 7536 – BIC : GKCCBEBB ).
Mais l’argent n’est pas tout. Même si vous ne pouvez pas nous soutenir financièrement, nous serons très heureux de recevoir vos encouragements par email. Et de toute façon, nous ne manquerons pas de vous tenir tous informés de l’évolution de ce beau projet.
Au nom des alouettes et des bruants jaunes, nous vous remercions de tout cœur.
mardi 24 janvier 2012
Et voilà des moineaux friquets
Le 22 décembre dernier - grande première en plus de 15 ans de nourrissage - j'ai eu le plaisir de constater l'arrivée d'une bande de moineaux friquets aux mangeoires du Verger des Enfants au Warandeberg.
L'endroit et la nourriture proposée doivent leur plaire car à la mi-janvier, ils sont toujours bien présents. Et même sans doute de plus en plus plus nombreux.
En me documentant sur cet oiseau, j'ai lu sur un site anglais que les friquets se fixaient parfois pour nicher sur leur lieu d'hivernage si on leur proposait des nichoirs en nombre suffisant.
Ce même site conseillait des nichoirs au trou très large (min 4,5 cm de diamètre). Fin décembre j'ai donc élargi à la scie sauteuse le trou d'envol de 3 nichoirs qui traînaient dans mon garage. Je les ai placés, à quelques mètres de distance l'un de l'autre, sur des poteaux le long de la haie du Verger. J'ai également placé un nouveau nichoir avec un trou de 32 mm (comme pour les charbos).
Dès le jour de l'an, j'ai remarqué que ces nouveaux nichoirs intéressaient mes friquets. Ils se posaient sur le toit ou en inspectaient le trou...Aujourd'hui encore, ils semblaient monter la garde devant les nichoirs.Et fait étonnnant, j'ai constaté que les trois nichoirs au trou élargi contiennent déjà des ébauches de nids d'herbe sèche... (le nichoir à trou de 32 mm est vide). S'agit-il de nids pour nicher au printemps ? En tout cas, c'est la première fois que je constate un tel comportement chez un passereau en plein milieu de l'hiver !
Ce n'est peut-être pas encore la certitude qu'ils vont nicher mais c'est bon signe.Ce serait d'ailleurs génial, car le dernier cas de nidification de friquet à Wezembeek-Oppem remonte à plus de 20 ans ! Wait and see ...
lundi 22 août 2011
Le mystère de l'ébauche de nid ...
La pose de nids artificiels peut sauver une population locale d'hirondelles de fenêtre. J'en suis dorénavant convaincu. Néanmoins, parvenir à leur faire bâtir des nids naturels reste mon objectif ultime.
Pour les y aider, j'ai placé sous ma corniche, à côté de nids artificiels, une ébauche de nid. L'objectif étant d'inciter des hirondelles à venir le complèter. Ce petit bricolage a été réalisé durant l'hiver 2008-2009 (voir message du 13 janvier 2009). Au printemps suivant, j'ai très naïvement crié victoire lorsque je me suis aperçu que des hirondelles avaient rajouté quelques boulettes de terre à mon bricolage (voir message du 25 juin 2009). Hélas, j'ai dû rapidement déchanter car elles abandonnèrent rapidement leur ouvrage.
Au printemps suivant 2 hirondelles semblèrent adopter cette platforme : elles y chantaient joyeusement, venaient y dormir chaque soir et rajoutèrent encore quelques boulettes de terre. (voir message du 25 mai 2010). Mais une nouvelle fois, au bout d'un mois, elles abandonnèrent le nid.
C'est donc sans grand espoir qu'au printemps de cette année, j'ai constaté pour la troisième fois que mon ébauche de nid semblait intéresser un couple d'arondes. Mais cette fois, sans doute pour contredire mon pessimisme, ces dernières se mirent réellement à bâtir un nid. De fin mai à fin juin, j'ai eu le plaisir de les voir bâtir, boulette de terre après boulette de terre, un nid quasiment naturel (voir photos ci-dessous).
Victoire ? Et bien non, pas encore !
Alors que ce nid a été achevé à la fin du mois de juin, il n'a pas accueilli la mondre nichée...
Pourquoi ? Le mystère reste complet.
Ce sera peut-être pour l'année prochaine.
mardi 2 août 2011
2011 : nouvelle année record pour les hirondelles à Wezembeek-Oppem
C'est le résultat que nous atteignons cette année.
C'est à dire, encore 10 de mieux que l'an passé !
Ces très bons résultats nous motivent à poursuivre nos efforts.
Les demandes de nids continuent d'ailleurs d'affluer.
Et l'enthousiasme de la population ne fait que se renforcer.
Que du bonheur !
mardi 14 juin 2011
Les coquilles de Yves-Geoffrey

Yves-Geoffrey est un petit garçon de 6 ans.
L'an dernier, alors qu'il était encore à la maternelle, il a assisté à un petit exposé sur les hirondelles. Visiblement très emballé par le sujet, il n'a eu de cesse de convaincre sa maman de faire placer un nid artificiel sous la corniche de la maison familiale.
Notre bonhomme a dû faire preuve de beaucoup de patience durant tout l'automne et tout l'hiver, car ce n'est qu'au début avril qu'on a ressorti la grande échelle pour enfin lui accrocher un nid.
Ensuite, la chance lui a rapidement souri car dès le début mai, un couple d'hirondelles de fenêtre a choisi de venir s'installer chez lui.
Et ce n'est pas peu fier, qu'il y a quelques jours, il est arrivé à l'école avec des débris de coquilles, preuve que la famille hirondelles s'est aggrandie !
Bravo Yves-Geoffrey !
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