mardi 19 novembre 2019

Les hirondelles bruxelloises en 2019

De mémoire d'ornithologue, il n'y a jamais eu autant d'hirondelles de fenêtre à Bruxelles qu'en 2019



Avec 383 nids occupés recensés cette année, c'est près de 3 fois plus qu'au début des comptages en 1992. Et c'est 11 fois plus que le plancher de 33 nids atteint en 2002, année où personne n'aurait parié un kopek sur l'avenir de l'espèce à Bruxelles.

L'analyse de cette courbe montre bien qu'à des périodes d'accroissement succèdent des périodes de stagnation voire de recul. Mais sur le long terme, la croissance est remarquable.

Encore une preuve que les mesures de protection que nous mettons en oeuvre sont vraiment efficaces.

jeudi 20 juin 2019

Réaction rapide

Jeudi dernier, via le bureau de Natagora, je suis prévenu de la destruction d'une vingtaine de nids d'hirondelles de fenêtre sur le chantier de rénovation du CPAS de Florenville à Villers-Lez-Orval. 

Contact est immédiatement pris avec le cantonnement DNF local qui se montre très réactif.
Un agent est envoyé sur les lieux dans l'heure. L'entreprise responsable, même si elle tente de minimiser les faits, reconnait son "erreur"et se dit prête à réparer.

Sur proposition du GT Hirondelles, le DNF impose alors des compensations immédiates : la pose de 28  nids artificiels avant le vendredi 21 juin. A défaut, c'est le PV... L'entreprise accepte la transaction : payer les nids et les placer, mais ne sait pas où se les procurer et comment les placer. La responsable du CPAS donne également son accord.

Le GTH achète en urgence 14 nids doubles Schwegler et les fait parvenir le lendemain à Saint-Hubert où la jeep de garde vient en prendre possession pour les acheminer jusqu'à Florenville. 

Hier mercredi, sous l’œil attentif d'un membre GTH local, tous les nids artificiels ont été placés à côté des nids d'hirondelles en reconstruction.

Nous sommes certains que les nids placés serviront dans un premier lieu de "stimulus" pour maintenir les hirondelles sur le site et qu'ensuite ils seront occupés. Cette colonie d'hirondelles de fenêtre est donc sauvée

Voilà donc une affaire rondement menée et entièrement solutionnée en moins d'une semaine !

Et l'entreprise y réfléchira à deux fois avant de détruire des nids.

Grand merci à toutes les personnes qui ont rendu ceci possible.

jeudi 16 mai 2019

Les clés du succès des nids artificiels : un bon placement et un environnement adéquat


Le GTH diffuse depuis 10 ans le « CD qui attire les hirondelles de fenêtre ».
Chaque année, c’est plus de 120 exemplaires qui sont expédiés à des personnes désireuses d’attirer des hirondelles.

L’an dernier, en fin de saison nous avons mené une petite enquête auprès des personnes qui en avaient commandé. La question : « avez-vous diffusé le CD et si oui avec quels résultats ? ».

Parmi les 65 réponses que nous avons reçues, seules 8 personnes avaient engrangé un résultat positif. A peine plus de 12 % !  Ce résultat très mitigé nous a vraiment étonné. Car lors des opérations que mène la GTH, le taux de succès de la diffusion avoisine plutôt les 80%.

Pour essayer de comprendre cet hiatus, nous demandons dorénavant à toutes les personnes qui nous commandent un CD de nous envoyer quelques photos – de près mais aussi de plus loin - de leurs nids ou de l’endroit où ils prévoient de les placer.

Et la réponse à notre interrogation ne s’est pas fait attendre bien longtemps : 9 photos sur 10 présentent une installation largement incompatible avec les exigences des hirondelles de fenêtre.

Les principaux problèmes constatés sont (par ordre de fréquence) :

-          Absence (ou insuffisance) de débordement de toiture
-          Nids n’épousant pas l’angle formé par la façade et le débordement
-          Plantes grimpantes sur la façade
-          Environnement arboré
-          Nids placés trop bas
-          Espace pas suffisamment dégagé devant les nids
-          Nids artisanaux mal conçus (taille du trou d'envol)
-          Nids placés en plein soleil
-          Nids fixés dans une étable/ un garage  (confusion avec les hirondelles rustiques)

Pour chaque photo reçue, nous avons évidemment envoyé des propositions d’améliorations. Et souvent, c'est avec plaisir nous avons reçu en retour des photos d’installations améliorées, nettement plus conformes aux besoins des hirondelles.

Mais cela nous incite aussi à toujours mieux diffuser les critères à respecter lors du placement de nids pour hirondelles de fenêtre :

mercredi 26 septembre 2018

2018 : encore une très bonne année !



En tant que coordinateur du GTH (Groupe de Travail Hirondelles d'Aves-Natagora) je supervise - à titre bénévole - près de 120 projets dans toute la Belgique.  A titre personnel, je mène des actions dans 3 communes différentes : Wezembeek-Oppem (Brabant flamand), Woluwe-Saint-Pierre (Région de Bruxelles-Capitale) et puis aussi Libin (Province du Luxembourg). C'est sur ces 3 communes que j'ai la melleure vision.

Et partout le constat est le même : 2018 a été une année merveilleuse pour les hirondelles de fenêtre. Dans chacune de ces 3 communes, tous les records des années précédentes ont été battus.

Auparavant, je parvenais à compter sans trop de problème tous les nids occupés pour tenir une statistique quasi parfaite. Dorénavant, vu le succès des nids que nous plaçons, cela devient une tâche très ardue.

Pour Libin, je n'ai pas de chiffres précis même si je suis certain que le nombre de nids occupé a fortement augmenté.

A Woluwe-Saint Pierre, j'ai pu compter sur l'aide efficace de Raymond Delahaye.
Ensemble, nous avons compté 55 nids occupés, soit le meilleur résultat depuis le début du suivi en 1992.


A Wezembeek-Oppem, je ne suis parvenu à tout compter tous les nids. J'ai pu en dénombrer 77 occupés avec certitude et j'en soupçonne 4 ou 5 en plus... Ici aussi, il s'agit d'un record depuis le début de notre action dans cette commune.



mercredi 8 août 2018

Dans l'intimité des martinets


Une petite caméra avait été installée dans un des nichoirs à martinets placé dans le cadre de l'opération "Hirondelles & Martinets à Woluwe". Son utilisation s'est hélas révélée compliquée... mais après bien des tâtonnements, nous sommes quand même parvenus à enregistrer quelques séquences. Juste avant le départ des jeunes.

Les images ne sont pas très bonnes mais vous y verrez les jeunes - déjà aussi grands que leurs parents - occupés à exercer les muscles de leurs ailes - avant leur grand saut dans le vide.

Vers la 45ème seconde du film, un des parents entre dans le nichoir et les deux jeunes se ruent sur lui pour recevoir la becquée.

Durant leurs derniers jours avant l'envol, nous avons été assez inquiets à cause la chaleur suffoquante qui devait règner dans le nichoir, surtout  en fin de journée. 

Le premier jeune a pris son envol mercredi 25 juillet à 22h10 et le second vendredi à 22h55.

A noter que le 2ème jeune n'a pas reçu le moindre ravitaillement de ses parents ni jeudi, ni vendredi. 

C'est la manière éducative radicale qu'ont choisi les martinets pour faire comprendre à leurs "Tanguy" qu'il est temps de s'envoler ! 

mardi 31 juillet 2018

La tour à hirondelles de l’école La Fermette

Photo : Gina Vandevelde

Erigée en 2010, la tour à hirondelles de l'école communale La Fermette, à Wezembeek-Oppem, accueille des hirondelles de fenêtre depuis 2011. 

Photo : Gina Vandevelde

 Le nombre de nids occupés varie d’une année à l’autre. 
Cette année, ce sont 8 nids qui sont occupés.

Photo : Gina Vandevelde

Le nourrissage des jeunes au nid occupe les parents de la pointe de l'aube aux derniers rayons du soleil.

Photo : Gina Vandevelde

A côté des nids artificiels, quelques supports soutiennent des nids « presque naturels ».

Photo : Gina Vandevelde

Si vous empruntez le « Chemin au Bois », ne manquez pas de vous arrêter devant l'école pour vous émerveiller du ballet permanent des ces gracieux oiseaux.

mercredi 18 juillet 2018

Martinets prospecteurs à Woluwe



Photo : Guy MARIEN

Ces 3 dernières années, près de 100 nichoirs à martinets ont été placés à Woluwe-Saint-Pierre, tant chez des particuliers que sur quelques édifices publics (écoles et centre culturel).

Un premier nichoir a déjà été occupé l’an passé chez un habitant qui avait diffusé le chant du martinet. Et trois ou quatre l’ont été sur une école.

Cette année, nous avons appris que de nombreux autres nichoirs ont été visités.

Il faut savoir que contrairement aux autres oiseaux, les martinets mettent plusieurs années avant de jeter leur dévolu définitif sur un site de nidification. A l’âge d’un an, ils ne font qu’effleurer les cavités repérées. A l’âge de 2 ou 3 ans ils comment à s’accrocher à l’ouverture et parfois à visiter leur futur logement. Et c’est souvent vers 4 ans seulement, qu’ils commencent à pondre et élever des jeunes. Mais ensuite, ils reviendront fidèlement nicher au même endroit jusqu’à la fin de leur vie (certains individus  atteignent l’âge – canonique pour un petit oiseau - de 20 ans).

L’amateur de martinet est donc invité à s’armer de patience. Mais quel bonheur dès que les martinets se mettent à raser les nichoirs en poussant des cris stridents. Et quelle émotion, lorsqu’ils s’agrippent au nichoir pour la toute première fois…

Ci-dessous, quelques photos de martinets, attirés par la diffusion de leur chant,  prospectant un nichoir avenue Crokaert au début du mois de juillet 2018. 





     Photos : Guy MARIEN